Témoignage de Madagascar

Marie Thérèse Rasoanatoandro, née en 1957, est la grand-mère de Pierrot, dont la maman, Justine Maminirina est décédée fin 2016 quand Pierrot avait 10 mois.

Faute de lait maternel, Pierrot n’a pas pu téter sa maman qui lui a donné du lait de vache. A 6 mois, il a commencé à manger du riz très mou, du koba aina (« farine de la vie »), mais en petites quantité.

Après qu’il ait perdu sa mère, c’est sa grand-mère qui a pris soin de lui. Son père avait déjà quitté sa mère quand elle était enceinte de lui. Avant, la grand-mère lavait des linges pour se nourrir mais elle ne peut plus car elle doit désormais s’occuper de son petit-fils jour et nuit. Ce sont ses enfants qui les nourrissent.

Ayant constaté que Pierrot faisait partie des enfants malnutris du village, un agent de santé communautaire a sensibilisé Thérèse aux programmes de la maison de nutrition Mahereza. Cette dernière a accepté sans hésitation.

En arrivant à la maison de nutrition, Pierrot était très mince et très faible. Après 6 semaines, il a pris 800 grammes, a beaucoup d’appétit et de joie de vivre et est devenu très dynamique.

« Je voudrais remercier la maison de nutrition Mahereza car elle nous a reçu avec amour et convivialité. Mon bébé s’est beaucoup développé et j’ai pu apprendre des choses très utiles par les formations qu’on a suivies, MERCI BEAUCOUP ! »

Marie Thérèse Rasoanatoandro

Pierrot et Thérèse, Madagascar

La maison de la Nutrition Mahereza (qui signifie courage en malgache) accueille des enfants malnutris avec leur mère ou un parent pour des séjours de 6 semaines. Les enfants âgés de 6 mois à 5 ans reçoivent une cure de spiruline ainsi qu’une sensibilisation à l’hygiène, les mères sont formées à donner des aliments simples, peu chers mais nécessaires à la croissance de leurs enfants.

La malnutrition chronique continue à toucher 50 % des enfants malgaches de 6 à 24 mois. Elle provoque un retard de développement avec des séquelles irréversibles après l’âge de deux ans.

Nous avons besoin de vous et de votre soutien car ces cures de spiruline et ces actions de formation très approfondies nécessitent un budget spécifique qui ne peut pas être couvert par l’activité de la ferme d’Ibity. L’impact est important car, en agissant aussi sur les mères et en les sensibilisant à l’importance d’une alimentation équilibrée, c’est toute leur famille qui en bénéficie. 

Par avance un grand merci !