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La malnutrition

périmètre brachial

Notre domaine d’intervention : la malnutrition et les retards de croissance

Dans la majorité des cas, la malnutrition dont souffrent les enfants est modérée et chronique. On parle de tueur invisible car ils ne présentent pas de symptômes cliniques apparents. Pourtant, les carences nutritives récurrentes ont des conséquences désastreuses sur la santé de l’enfant : diminution des défenses immunitaires, retard du développement, augmentation du risque de mortalité. Améliorer durablement l’état nutritionnel de ces enfants est le combat d’Antenna.

La « malnutrition » : une “mauvaise nutrition”

Pour l’OMS, la « malnutrition » signifie principalement une « mauvaise nutrition, à savoir une insuffisance de certains nutriments essentiels, comme les protéines et les vitamines), ainsi que par les infections et troubles qui en résultent.

Elle représente  un déséquilibre qui perdure dans le temps, entre les apports en éléments nutritifs et les besoins de l’organisme. Un enfant est “malnutri” quand son alimentation est insuffisante, pas seulement en quantité mais également en qualité, du fait de la consommation de d’aliments à faible valeur nutritionnelle.

La malnutrition ne doit donc pas être confondue avec la « sous-nutrition » ou la famine, caractérisée par la privation de nourriture.  Déficit en nourriture de qualité,  bien que moins spectaculaire et peu visible,  la malnutrition a toutefois des conséquences dévastatrices. 

Chiffres clés de la malnutrition dans le monde

D’après un rapport de la CCFD d’octobre 2017, on estime à 2 milliards les personnes souffrant de la ” faim cachée “, liée à la malnutrition (carences en micronutriments et vitamines).

815 millions de personnes souffrent de la faim. Ce chiffre est en augmentation puisqu’il était de 777 millions en 2015 (source FAO*).

L’élimination de ce fléau fait partie des Objectifs de Développement Durable que l’ONU s’est engagé à mettre en œuvre d’ici à 2030. Objectif n°2 : « Faim Zéro – Éliminer la faim, assurer la sécurité alimentaire, améliorer la nutrition et promouvoir l’agriculture durable »

* Pour un panorama récent, consulter ce bilan de la FAO :

La malnutrition des enfants en Afrique 

L’Afrique est le continent où la malnutrition infantile est la plus élevée : en 2017, elle affecte près de 21% de sa population (257 millions de personnes), et 30% des enfants de moins de cinq ans qui souffrent de retards de croissance. 

Les causes de la malnutrition chronique 

Les causes sont multiples, et souvent, elles coexistent :

  • la pauvreté des parents pour se fournir en nourriture “ qualitative” c’est-à-dire contenant les éléments nutritifs dont ont besoin les jeunes enfants pour leur développement
  • consécutivement, le déséquilibre constant entre l’insuffisance des apports nutritifs de l’alimentation donnée aux enfants et les besoins de leur organisme pour permettre une croissance normale gage d’un développement physique, psychomoteur et cérébral optimal
  • un manque de connaissance des mamans sur l’importance de la valeur “qualitative” des aliments au seul profit d’une quantité à même de “remplir le ventre”
  • l’absence ou l’insuffisance d’installations sanitaires
  • les maladies infectieuses (par exemple, la diarrhée entraînant une difficulté d’absorption des nutriments et la perte d’appétit)

L’état de santé de l’enfant étant intimement lié à celui de la maman,  la nutrition et l’état de santé de la mère jouent donc un rôle déterminant dans le retard de croissance de son bébé. Une mère dénutrie est plus susceptible de donner naissance à un enfant présentant un retard de croissance, dès sa naissance.

Les conséquences de la malnutrition chronique

Lorsqu’elle est chronique, la malnutrition provoque des dommages irréversibles sur le développement physique et intellectuel de l’enfant. Chez les adultes, comme les mamans, elle se traduit par une réduction significative des capacités à mener une vie active, notamment familialement, sociologiquement et professionnellement.