Covid : son impact sur la malnutrition des enfants

L’unicef s’inquiète de l’impact de la crise sanitaire du Covid sur la santé des enfants. Selon l’Unicef, 6,7 millions d’enfants supplémentaires, principalement en Afrique subsaharienne et Asie, pourraient souffrir de malnutrition sévère à cause des conséquences socio-économiques de la crise du covid 19.

Selon Henrietta Fore, directrice générale de l’Unicef :  « La proportion de ménages touchés par la pauvreté et l’insécurité alimentaire a augmenté. Les services essentiels de nutrition et les chaînes d’approvisionnement sont perturbés. Le prix des denrées alimentaires s’est envolé. La qualité de l’alimentation des enfants a donc diminué et les taux de malnutrition vont ainsi augmenter. »

 La COVID-19 entraîne également une augmentation d’autres formes de malnutrition chez les femmes et les enfants, et notamment le retard de croissance, les carences en micronutriments, conséquences d’une mauvaise alimentation et de la perturbation des services de nutrition. En effet, la couverture des services de nutrition essentiels – et souvent vitaux – a globalement diminué de 30 % dans la mois suivant le début de la pandémie.

Les priorités auxquelles appelle l’Unicef :

  • Protéger et favoriser l’accès à une alimentation nutritive, sûre et abordable et en faire un élément central de la lutte contre la COVID-19 en protégeant les producteurs, les acteurs de la transformation des aliments et les détaillants, en décourageant les interdictions relatives au commerce, en inscrivant les marchés alimentaires sur la liste des services essentiels;
     
  • Investir dans l’amélioration de la nutrition de la mère et de l’enfant en protégeant l’allaitement maternel, en luttant contre le marketing abusif en faveur des préparations pour nourrissons dans le contexte de la COVID-197, et en assurant l’accès des enfants et des femmes à des aliments nutritifs et variés;
     
  • Reprendre les services de dépistage et de traitement précoces de l’émaciation de l’enfant tout en maintenant et en élargissant les services de prévention et les autres services de nutrition;
     
  • Continuer de fournir des repas scolaires nourrissants et sûrs en livrant les enfants vulnérables à domicile, en proposant des rations à emporter, des espèces ou des bons alimentaires lorsque les écoles sont fermées;
     
  • Élargir la protection sociale afin de protéger l’accès des ménages les plus pauvres à une alimentation nutritive et aux services essentiels, notamment l’accès à des aliments fortifiés.

Sera t il possible de réaliser ces priorités? Malheureusement, rien n’est moins sûr dans le contexte très complexe qu’a créé la pandémie. Il faudra véritablement la mobilisations de tous les acteurs publics et privés pour éviter que les enfants pauvres d’Afrique et d’ailleurs ne soient les victimes collatérales de la pandémie.


Vu sur: https://www.unicef.fr/article/malnutrition-de-l-enfant-et-covid-19-le-moment-est-venu-d-agir